La sclérose en plaques soulagée par le venin d’abeille ?

La sclérose en plaques est une affection auto-immune qui touche le système nerveux central de l’adulte jeune, d’étiologie inconnue, due à la formation de plaques de démyélinisation (perte du manchon protecteur des fibres nerveuses) disséminées en n’importe quel point du système.

Quelque cent trente mille personnes en souffrent en France, avec un tableau

symptomatique extrêmement variable d’un individu à l’autre.

Symptômes et traitements

Les symptômes sont moteurs (parésies, paralysies spasmo- diques), cérébelleux (tremble- ment intentionnel, difficulté à marcher), sensitifs (paresthé- sies) et oculaires par atteinte du nerf optique. La maladie évolue lentement principale- ment par poussées, mais le malade finit par devenir gra- bataire et mourir.

Aucun traitement curatif va- lable ne peut être proposé à ce jour par la médecine clas- sique. La cortisone constitue souvent la base du traitement prescrit pour les crises. Si elle les abrège, elle n’influence que peu la progression de l’affection. On commence aujourd’hui à disposer de traitements immunologiques qui semblent exercer cette influence. En outre, plusieurs approches thérapeutiques permettent de soulager les douleurs ou de pallier cer- taines déficiences motrices ou autres. Elles s’adressent aux spasmes musculaires doulou- reux, aux troubles du contrôle sphinctérien, aux ulcères de décubitus, etc.

La technique du zoning

L’apithérapie dans son ensemble, par administration per os de pollen, gelée royale et principalement par l’injection de venin d’abeille sous forme de piqûres sur quelques points spécifiques d’acupuncture ou par la technique du zoning, soulage une partie ou la tota- lité des symptômes et contri- bue à soutenir moralement le malade.

Cette technique du zoning a été mise au point vers les an- nées 1960 par Charles Mraz, fondateur de l’American Api- therapy Society, et surtout Pat Wagner, une patiente atteinte de sclérose en plaques, qu’il avait traitée avec succès.

Il s’agit, après un test très simple permettant de vérifier les réactions, voire les allergies possibles, de piquer une par- tie du corps jusqu’à la saturer en venin, afin de créer une inflammation locale uniforme et, étape après étape, de satis- faire l’ensemble du corps.

Après une progression régu- lière, on pourra donner au patient une vingtaine de

piqûres trois fois par semaine pendant plusieurs mois au cours desquels on observe couramment une régression des symptômes et une amé- lioration parfois spectaculaire

L’apithérapie soulage une partie ou la totalité des symptômes et contribue à soutenir moralement le malade »

de l’état général dans les cas les plus favorables.

Il n’est pas rare de voir des patients condamnés jusque là au fauteuil roulant se remettre à marcher au cours du proto- cole. Une fois que l’état du patient s’est amélioré d’une manière jugée satisfaisante, le suivi aura pour objectif de stabiliser le gain obtenu, si possible de manière perma- nente. A ce stade, on réduira souvent le nombre de piqûres, et celles-ci seront administrées

régulièrement pour entretenir le terrain.

Protocoles

Il existe différentes approches possibles, ou du moins connues, de l’utilisation du venin contre la sclérose en plaques. Au Japon, où les médecins ont établi sept dia- gnostics différents pour cette pathologie, l’approche exclu- sive par micro-piqûres n’est pas suffisante pour apporter au corps la puissance médica- menteuse nécessaire au trai- tement, ou plutôt au contrôle, de la maladie.

Sur le continent américain, le protocole va proposer une série de piqûres entières dès la première séance. Différents apithérapeutes ont mis au point des cadres thérapeu- tiques qui démarrent directe- ment avec plusieurs piqûres complètes issues d’abeilles vivantes ou bien d’apitoxine (ampoule de venin reconsti- tué).

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Mon expérience en la matière, et surtout mes nombreux tra- vaux avec feu le professeur Théodore Cherbuliez, m’ont amené à constater, lors de la mise en place de ce type de traitement, de fortes réactions du corps. Le changement de cap proposé par le venin, très soudain, très violent, mettait souvent le corps du patient en situation de choc ; on pourrait même dire d’agression. Cette condition, d’ailleurs bien connu des thérapeutes, est appelé crise de rémission. C’est ce changement qui amène le corps d’un état qua- si stable de chronicité à une phase aiguë, thérapeutique. Longtemps, nous avons cru que cette violence était né- cessaire, car il n’y a que dans les phases aiguës qu’il peut y avoir réparation. Néanmoins, ce choc fait parfois des dégâts qui découragent certains pa- tients, surtout s’ils n’ont pas été soigneusement préparés. Non pas à cause d’une réac- tion dangereuse, type choc anaphylactique, mais parce qu’émotionnellement, voire physiquement, la violence ressentie est insupportable, et qu’ils n’arrivent pas à « tenir la distance ». Cela peut aller de la fièvre aux vomissements avec des phases de grande fatigue. Ce changement d’état est habituellement de bon augure, car il met en évi- dence l’action que le venin vient de déclencher. Diverses observations suggèrent qu’il y a une relation directe entre la sévérité de ces réactions et la rapidité de l’amélioration des symptômes.

Fort de ces expériences, nous avons cherché à associer la douceur des protocoles asiatiques avec la puissance nécessaire pour une action thérapeutique efficace sur la pathologie.

Nous avons donc mis en place à l’hôpital Calixto Garcia de La Havane, un protocole qui s’appuyait sur la technique américaine du « zoning », tout en suivant une progression nécessaire pour donner le temps au corps de démar- rer les processus réparateurs en commençant le protocole par des micro-piqûres. Puis venaient les mini-piqûres et enfin les entières.

Après 5 années de suivi d’une centaine de patients, nous avons acquis la certitude que le venin était une approche qui ne guérissait pas cette maladie mais qui aidait durablement un grand pourcentage de patients dans leur vie de tous les jours.

N’est pas déjà une étape ga- gnante ?

Professeur Roch Domerego Naturopathe – Apiculteur « Spécialiste mondial de l’apithérapie, le Professeur Domerego utilise les produits de la ruche à des fins thérapeutiques. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de référence »

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