Le pollen frais, la nouvelle « feel good » therapie ?

le pollen au secours des antibiotiques

ELLE.fr : C’est quoi le pollen frais ?

Pr. Roch Domerego : Le pollen est fabriqué par les abeilles pour nourrir les jeunes abeilles. Aliment hyper concentré en nutriments indispensables à notre organisme (fer, vitamines, oligo-éléments, minéraux…), il possède également une haute teneur en protéines. En effet, il y a autant de protéines dans 100 grammes de pollen que dans une ration de 100 grammes de viande ! Une des raisons de son succès auprès des végétariens. Mais pas seulement.

ELLE.fr : Quels sont les autres bienfaits du pollen frais ?

Pr. Roch Domerego : Si le pollen est riche en protéines, il est aussi concentré en fer, en vitamines, en oligo-éléments et en minéraux. Aliment complet et puissant remède naturel qui, intégré à une alimentation saine et équilibrée, permet de palier à d’éventuelles carences nutritionnelles de l’organisme. Complexe hyper oxydant, il permet au corps de retrouver sa dynamique homéostasie (c’est-à-dire la capacité du corps à se reconstruire dans le chaos), en améliorant la digestion, stimulant le système immunitaire, boostant la vitalité, et avec des effets anti-âge !

ELLE.fr : Pourquoi le qualifier d’allié santé ?

Pr. Roch Domerego : Dans une société, rythmée par le stress plus ou moins oxydatif du quotidien, où les aliments sont souvent sur- cuits, où l’alimentation industrielle est chargée en toxines… le citadin a besoin de beaucoup plus d’antioxydants, qu’une personne qui vit à la campagne, pour compenser la perte des anti-oxydants. Il est donc important de miser sur une alimentation riche en fruits et légumes, avec un indice ORAC *le plus élevé possible (Oxygen radical absorbance capacity) c’est-à-dire riches en antioxydants afin de détruire les radicaux libres et prévenir les maladies cardio-vasculaires, cancers, diabètes.
Et pour contrer la dégradation des antioxydants dans le corps, on peut facilement complémenter son alimentation avec du pollen frais dont l’indice ORAC est très élevé. Il contient huit fois plus d’antioxydants, au 100 grammes (6 cuillères à soupe) que dans 100 grammes de kiwi !

ELLE.fr : Comment intégrer à sa routine le pollen frais ? En cure ou au quotidien ?

Pr. Roch Domerego : Avec 50 grammes de pollen par jour, on couvre ses besoins journaliers en antioxydants. Facile de l’intégrer à son alimentation en le saupoudrant dans des jus de fruits, des jus de légumes, des yaourts, des laits de céréales, ou simplement sur une salade ou une soupe. Le mieux, le saupoudrer dans un bol, à l’heure du petit-déjeuner (le meilleur moment pour en profiter) ou du dîner. On peut aussi, sans contre-indication ni risque d’overdose, en prendre toute l’année. Bien vu aussi de prévoir deux cures par an, au moment des changements de saison, pendant un mois et demi.

ELLE.fr : Faut-il le laisser fondre pour profiter de ses bienfaits ?

Pr. Roch Domerego : C’est une fausse idée. Le pollen est tout à fait bien assimilé par l’organisme lorsqu’il est ingéré tel quel. Pas besoin de le laisser fondre pour profiter de ses bienfaits. Enfin, si le pollen frais est plus cher à l’achat, il est aussi mieux chargé en bonnes bactéries que le pollen séché, et se conserve facilement au congélateur, sans aucune dégradation.

ELLE.fr : Qui peut prendre du pollen frais ? Y a-t-il des contre-indications pour les allergiques au pollen ?

Pr. Roch Domerego : Il n’y a pas aucune contre-indication à consommer du pollen : enfants, femmes, hommes, marathoniens. Tous peuvent en consommer mais évidemment, pas tous, la même dose. Un grand sportif par exemple qui suivra un régime hyper protéiné végétarien pourra prendre jusqu’à 100 à 120 grammes de pollen contre 20 grammes de pollen par jour pour un enfant. Enfin, il n’y a aucun lien entre les allergiques au pollen véhiculé par le vent (hyper allergisant) et le pollen récolté par les abeilles (hypo allergisant). Au contraire, consommer régulièrement et progressivement du pollen frais, aurait un effet de désensibilisation !

 

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La propolis, ou comment utiliser cet antibiotique naturel

miel bio

La propolis, ou comment utiliser cet antibiotique naturel

Produit de la ruche, la propolis présente de nombreux bienfaits pour l'homme. Elle apaise notamment un mal de gorge et soigne l'infection urinaire. Découvrez comment l'utiliser.
Pas de propolis sans abeilles ! Au printemps et à l’automne, ces insectes prélèvent la pellicule de résine qui protège les feuilles, les bourgeons ou l’écorce. Dans leur ruche, ils la mélangent à leurs sécrétions salivaires, à la cire qu’elles produisent et à un zeste de pollen.

« La propolis est donc composée de résine, d’une forte proportion d’huiles essentielles (8 %), de cire, constituants riches en vitamines A et B, en silice, en fer, en zinc, en flavonoïdes... », résume le Pr Roch Domerego, apithérapeute.
Les différents coloris de la propolis sont fonction de l’arbre d’origine : plutôt verte au Brésil, rouge à Cuba, brune en France, car récoltée sur des bourgeons de peuplier et de châtaigner surtout.

Plus de 200 souches de germes sont sensibles à la propolis. Une contre-indication absolue, c’est l’allergie aux produits de la ruche. Elle est déconseillée aux enfants et aux femmes enceintes.

Les bienfaits ORL de la propolis

En cas de rhume ou de toux bronchique, la propolis fluidifie les sécrétions et facilite l’évacuation. Elle balaie aussi les virus des voies respiratoires et stimule le système immunitaire. À prendre en extrait liquide le temps des symptômes.

Si l’on a mal à la gorge, on opte pour des petits morceaux de propolis brute ou des gommes à mâcher (3 g/jour, trois fois par jour). Anti-inflammatoire, elle apaise la douleur.Lors d’une infection respiratoire bactérienne, pour laquelle un antibiotique est prescrit, elle accroît l’efficacité du médicament. On la prend en cure, pendant trois semaines. « Deux ampoules par jour d’une propolis extraforte, avec du miel d’acacia ou de châtaigner », propose le Dr Guy Avril, généraliste.

Les bienfaits de la propolis en cas de lésions buccales

Aphtes, gingivite ou muguet, ou au cours d’une intervention dentaire, « pour éviter un abcès et limiter l’inflammation, le spray buccal ou un dentifrice à la propolis sont une bonne formule », suggère le Dr Avril.

Les bienfaits de la propolis en cas d’intoxication alimentaire

Une ampoule de propolis concentrée (extraforte) et une gélule de charbon activé pendant trois à quatre jours font place nette.

Les bienfaits de la propolis en cas de cystite

Pour soigner une infection urinaire, on prend une ampoule de propolis concentrée, chaque matin pendant trois semaines, avec deux cuillerées à café de miel de bruyère, lui aussi antiseptique.

Les bienfaits de la propolis sur une brûlure

On l’utilise en application, mélangée à du miel et on y associe une cure de propolis par voie orale pour renforcer le système immunitaire. La propolis favorise, grâce à ses oligoéléments (silice et zinc notamment), le processus de régénération des différentes structures de la peau et crée, comme dans la ruche, un barrage aux bactéries qui pourraient coloniser la plaie.

La recette cicatrisante à base de propolis et de miel : 100 g de miel de lavande ou de thym, une ampoule de propolis extra-forte, on mélange le tout que l’on conserve dans un pot fermé au réfrigérateur. Prêt à l’emploi : on pose sur la plaie une compresse imbibée du mélange, un pansement non occlusif à changer toutes les 24 heures

Le miel pour guérir les brûlures

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Le miel pour guérir les brûlures

Durant mes années de coopération avec la faculté de médecine de la Havane, j’ai rencontré le professeur Juan Ramos, chef de service des grands brulés à l’hôpital universitaire Calixto Garcia.
Cela faisait des années qu’il utilisait un mélange de miel et de propolis pour soigner les brûlures du premier ou du second degré. Sa technique clinique était extrêmement différente de celle que je devais transmettre, mais elle était tout aussi performante.

Encore une fois, l’adage « nul n’est prophète en son pays" était vrai. Les experts internationaux que nous étions venaient enseigner, mais le maitre local n’était pas reconnu. Il s’agit du miel utilisé depuis la nuit des temps pour soigner les brûlures.

Deux techniques

Il faut d’abord refroidir la brûlure. L’eau glacée ou de la glace sont l’idéal. Puis une fois la plaie nettoyée, appliquer le miel hospitalier (un miel qui a passé les contrôles nécessaires) sur l’entièreté de la zone. Les miels de thym, de châtaignier, de manuka, ou même de lavande fine sauvage sont parfaits. Il faut recouvrir le miel d’une com- presse, puis d’une bande gazeuse. Et changer le pansement toutes les 24 heures. Là où la technique du Pr Juan Ramos différait, c’est qu’il ne changeait pas le pansement. Il le ré imprégnait de l’extérieur au pinceau médical ou à la spatule, mais le laissait en place jusqu’à ce qu’il tombe de lui-même, telle une croûte classiquement sur une plaie, une fois la peau reconstituée. La comparaison des statistiques des résultats des deux techniques nous amena à considérer que l’une ou l’autre se valaient. Cela dit, il lui arrivait de changer le pansement quand il considérait que celui-ci n’était plus assez imprégné ou trop sale.

Un formidable allié

Depuis toutes ces années j’ai rencontré d’autres chefs de service tout autour de la planète qui utilisaient le miel pour reconstruire, parfois de manière miraculeuse, des plaies qui étaient extrêmement dégradées : brûlures de guerre, chimiques, accidents de travail ou ménagers .Nombreuses sont les personnes qui ont pu, grâce au miel, rentrer chez elles et retrouver une vie quasi normale alors que leur état de départ avait un pronostic extrêmement défavorable.

Les études médicales sur la capacité curative du miel suggèrent qu’il a tendance à retirer l’humidité des cellules, et à fournir des substances anti- bactériennes qui vont éviter un ensemencement, tout en permettant à la peau de se reconstruire dans les meilleures conditions possibles. C’est en fait un remède polyvalent. Il est à la fois antibactérien, anti-inflammatoire et il favorise le renouvellement cellulaire.

Comme toujours, l’homme moderne redécouvre la nature là où, depuis des siècles, le bon sens populaire connait les bonnes choses. La modernité de compréhension des phénomènes biochimiques et des techniques cliniques apportent un complément indispensable aux millénaires d’expériences. C’est dans la médecine naturelle que se trouve une grande partie de l’espoir de demain. Dommage que certains y soient encore férocement opposés.